Saint-Priest les fougères, Parc Naturel Régional Périgord-Limousin

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samedi 10 août 2013

Au sujet des fougères

http://fr.wikipedia.org/wiki/Filicophyta

Extrait d'un forum
http://www.onpeutlefaire.com/forum/topic/13120-fougeressen-debarasser/

Quelques extraits d'une étude faite par Yann Dumas du Cemagref en 2002 : http://documents.ire.../357_374.pdf;js

Citation
Lorsque la fougère est installée, le développement de la ptéridaie se fait par extension souterraine des rhizomes. Un ou plusieurs clones de Fougère aigle forme ainsi une colonie, que l’on nomme fougeraie ou ptéridaie. Un tel individu peut atteindre des dimensions exceptionnelles de l’ordre de 14 ha. La vitesse d’extension dépend des caractéristiques plus ou moins favorables du site (concurrence, ombre, richesse du sol…). Le maximum enregistré est de 74 cm/an en moyenne sur quelques années (Watt, 1947).

(...) La biomasse aérienne sèche produite par une ptéridaie peut être importante. Le maximum enregistré est de 12,4 t/ha en Angleterre. La biomasse des rhizomes représente généralement de l’ordre de 80 % de la biomasse totale de la plante. Le maximum enregistré est de 38 t/ha (sur un autre site). Nous avons vu plus haut qu’un clone peut recouvrir plusieurs hectares. Un tel individu constitue donc l’un des plus gros organismes vivants du globe puisqu’il peut atteindre plusieurs centaines de tonnes de matière sèche !

(...) Une colonie peut vivre plusieurs siècles. On estime à 1 400 ans l’âge de certains clones finlandais. La Fougère aigle peut donc se réfugier dans une station de dimension réduite, relativement favorable à sa survie (le couvert d’un pin, un fossé ou une haie) et profiter du retour à de meilleures conditions du fait d’une coupe forestière ou de la déprise agricole pour recoloniser un espace perdu.

(...) La Fougère aigle possède deux systèmes de rhizomes ; le premier, situé à 50 cm de la surface en moyenne mais parfois bien plus, sert au stockage des nutriments et le deuxième à quelques centimètres de la surface, 9 cm de profondeur en moyenne, est aussi destiné au stockage mais surtout à la production des frondes. Or, cette profondeur est suffisante pour assurer la survie de ces organes lors d’un incendie, d’où le caractère pyrophile de cette espèce.
Seulement 20 % des bourgeons présents sur les rhizomes émettent des frondes si bien que, dans le cas d’anéantissement d’une génération de frondes par le feu ou le gel, cette espèce est capable d’en générer une nouvelle. Elle peut donc dominer d’autres espèces qui n’ont pas cette aptitude.

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